Nachgefragt: Pierre-Yves Le Borgn‘, La vie d’après
Notre rédaction s’est longuement entretenue avec l’auteur au sujet de son livre, et cet entretien a donné lieu à un article reprenant ses réponses à nos questions :
Notre rédaction : Pierre-Yves Le Borgn‘, je suis heureux de vous rencontrer. Nous nous connaissons depuis 2013, J’ai accompagné votre mandat de député, votre campagne électorale de 2017 et aussi le triste échec de votre candidature pour le poste de Commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe en 2018. Votre Livre s’appelle « La Vie d’après », mais vous y évoquez aussi l’histoire de l’Europe, celle de votre famille, vos souvenirs d’enfance en étroite relation avec votre vie politique. Est-ce l’écriture qui vous a sauvé après ces défaites politiques et la plume est-elle votre boussole ?
Pierre-Yves Le Borgn‘ : J’ai toujours aimé écrire. Cela remonte à l’enfance. J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui aimait les livres. Lire était une chose naturelle chez nous. Mes parents m’y encourageaient, ma sœur et moi. J’ai toujours beaucoup lu. De la lecture à l’écriture, le saut était facile, je pense. J’ai écrit tôt, mais jamais de manière structurée. Je renvoyais toujours à plus tard le projet d’un livre. En 2009, me préparant aux élections législatives, j’ai ouvert un petit blog. Lorsque j’ai quitté la vie publique en 2018, l’écriture a été une bouée de sauvetage. Je n’avais plus aucune activité, plus aucune perspective. Je suis rentré chez moi à Bruxelles. J’ai meublé mes temps de solitude – et ils étaient nombreux – de lectures et, petit à petit, d’écriture aussi. Je n’ai cependant rien publié immédiatement car je pensais en toute sincérité que, battu aux élections, je n’avais plus mérite à partager quoi que ce soit. Je n’ai retrouvé mon blog qu’au début 2019, après quelque 18 mois de silence auto-imposé. Cela a été une absolue renaissance. J’ai réalisé combien cette idée que je n’avais plus rien à dire était sotte. J’avais à l’inverse tellement de choses à raconter sur des tas de choses, politiques et personnelles. J’ai écrit et cela m’a soulagé. C’était une forme de rédemption et cathartique aussi. La plume me faisait revivre. Elle me libérait. Les textes que je mettais en ligne sur mon blog ou que je publiais ailleurs, dans des journaux ou magazines, avaient de bons retours. Cela m’a redonné la confiance que j’avais cru perdue.
Notre rédaction : Quels sont les meilleurs souvenirs de votre mandat comme député ? Votre permanence était à Cologne et vous étiez aussi mandaté au Conseil de l’Europe. L’Europe at-elle été le grand thème de votre vie politique ?
Pierre-Yves Le Borgn‘ : Les meilleurs souvenirs, ce sont les gens que j’ai pu aider en Allemagne et dans les autres pays de la circonscription. Ce sont des visages, des histoires, des itinéraires qui tous avaient en commun l’Europe. J’ai la passion de l’Europe, c’est vrai. C’est un idéal, une conviction que la paix se construit par le droit et le partage de souveraineté. Je suis attaché à l’histoire de notre continent et à tout ce qui nous y unit, où que l’on se trouve, au nord ou au sud, à l’ouest ou à l’est de l’Europe. Je pense à l’héritage des Lumières et aux racines chrétiennes de notre histoire. Les règles européenne de libre circulation des personnes et de libre établissement sont un trésor. Je m’en suis servi abondamment pour soutenir des familles séparées par les frontières, secouer des administrations parfois bien basses de plafond et obtenir pour des milliers de personnes des solutions en réponse aux difficultés qu’elles rencontraient…
Lisez s.v.p. la suite *.pdf La version allemande suivra.
Kürzlich hat unsere Redaktion eine Rezension zu diesem Buch La Vie d’après von Pierre-Yves Le Borgn‘ verfasst: „Lesen Sie jeden Artikel. Immer wieder tauchen Bemerkungen auf, die auf ein politisches Programm hinweisen, gesteuert vom Kompass des Autors,“ lautete ihr letzter Satz.
Jetzt hat unsere Redaktion mit dem Autor lange über das Buch gesprochen und aus diesem Gespräch wurde ein Text mit seinen Antworten auf unsere Fragen:
Unsere Redaktion: Pierre-Yves Le Borgn‘, ich freue mich, Sie kennenzulernen. Wir kennen uns seit 2013. Ich habe Ihre Amtszeit als Abgeordneter, Ihren Wahlkampf 2017 und auch das bedauerliche Scheitern Ihrer Kandidatur für das Amt des Menschenrechtskommissars des Europarats im Jahr 2018 begleitet. Ihr Buch trägt den Titel „La Vie d’après“, doch Sie sprechen darin auch über die Geschichte Europas, die Ihrer Familie und Ihre Kindheitserinnerungen, die eng mit Ihrem politischen Leben verbunden sind. War es das Schreiben, das Sie nach diesen politischen Niederlagen gerettet hat, und ist die Feder Ihr Kompass?
Pierre-Yves Le Borgn‘: Ich habe schon immer gerne geschrieben. Das reicht bis in meine Kindheit zurück. Ich hatte das Glück, in einer Familie aufzuwachsen, die Bücher liebte. Lesen war bei uns ganz selbstverständlich. Meine Eltern haben mich und meine Schwester dazu ermutigt. Ich habe immer viel gelesen. Vom Lesen zum Schreiben war der Schritt, glaube ich, leicht. Ich habe schon früh geschrieben, aber nie systematisch. Das Vorhaben, ein Buch zu schreiben, habe ich immer wieder aufgeschoben. Im Jahr 2009, als ich mich auf die Parlamentswahlen vorbereitete, habe ich einen kleinen Blog eröffnet. Als ich 2018 aus dem öffentlichen Leben ausschied, war das Schreiben ein Rettungsanker für mich. Ich hatte keine Beschäftigung mehr, keine Perspektiven. Ich kehrte nach Brüssel zurück. Ich füllte meine Zeiten der Einsamkeit – und davon gab es viele – mit Lesen und nach und nach auch mit Schreiben. Ich habe jedoch zunächst nichts veröffentlicht, da ich aufrichtig der Meinung war, dass ich, nachdem ich bei den Wahlen unterlegen war, kein Recht mehr hatte, irgendetwas mitzuteilen. Erst Anfang 2019, nach etwa 18 Monaten selbst auferlegter Stille, habe ich meinen Blog wieder aufgenommen. Das war eine absolute Wiedergeburt. Mir wurde klar, wie töricht diese Vorstellung war, ich hätte nichts mehr zu sagen. Im Gegenteil, ich hatte so viel zu erzählen – über eine Vielzahl von Themen, sowohl politischer als auch persönlicher Natur. Ich schrieb, und das tat mir gut. Es war eine Form der Erlösung und zugleich eine kathartische Erfahrung. Das Schreiben erweckte mich wieder zum Leben. Es befreite mich. Die Texte, die ich in meinem Blog veröffentlichte oder anderswo in Zeitungen und Zeitschriften, fanden guten Anklang. Das gab mir das Selbstvertrauen zurück, das ich schon verloren geglaubt hatte.
Unsere Redaktion: Was sind Ihre schönsten Erinnerungen an Ihre Amtszeit als Abgeordneter? Ihr Wahlkreisbüro befand sich in Köln, und Sie waren zudem im Europarat tätig. War Europa das große Thema Ihres politischen Lebens?
Pierre-Yves Le Borgn’: Die schönsten Erinnerungen sind die Menschen, denen ich in Deutschland und in den anderen Ländern des Wahlkreises helfen konnte. Es sind Gesichter, Geschichten und Lebenswege, die alle eines gemeinsam hatten: Europa. Ich habe eine Leidenschaft für Europa, das stimmt. Es ist ein Ideal, eine Überzeugung, dass Frieden durch Recht und die Teilung von Souveränität geschaffen wird. Ich fühle mich der Geschichte unseres Kontinents verbunden und allem, was uns dort eint, ganz gleich, wo wir uns befinden – im Norden oder Süden, im Westen oder Osten Europas. Ich denke an das Erbe der Aufklärung und an die christlichen Wurzeln unserer Geschichte. Die europäischen Vorschriften zur Freizügigkeit und zur Niederlassungsfreiheit sind ein Schatz. Ich habe sie ausgiebig genutzt, um durch Grenzen getrennte Familien zu unterstützen, manchmal ziemlich engstirnige Behörden aufzurütteln und für Tausende von Menschen Lösungen für die Schwierigkeiten zu finden, mit denen sie konfrontiert waren…
Pierre-Yves Le Borgn‘, La vie d’après
Paris : Ed. Trois Colonnnes, 2026
ISBN: 9791040626961
Traductions faites avec le soutien de deepl.com.



Foto: V. l. n. r.: Andrea von Hülsen-Esch, Philippe Baptiste, Dorothee Bär und Philippe Gréciano © Inshorefilms